"What i've felt what i've known never shined through in what i've shown"

On dirait que rien n'a de sens dans ces journées. Rien n'a de sens, d'ailleurs je comprends rien, j'ai l'impression que je peux juste attendre mais qu'en tous points on va à la catastrophe. Tout m'échappe, j'ai peur des pensées des autres, et les miennes me disent juste " plus que deux heures à être là, tranquille sans stress à écouter la guitare au soleil qui couvre à peine le bruit de mon incapacité à être utile pour celui qui se tait à côté de moi, plus qu'une heure, une demi heure", et puis brusquement je me relève et je vais là où le temps devait me conduire, y'a du bruit inutile, du stress, des tensions, du temps qui s'accumule sans qu'on ne sache où, y'a rien que j'appréhende plus que de perdre des heures à me rendre utile dans un truc minable et completement insatisfaisant, et puis ça s'arrete et ca recommence pendant les six ou sept heures qui suivent, je voudrais dormir mais j'ai à la fois envie de profiter du temps à être seule parce que c'est la seule chose que j'ai eu envie d'attendre dans le futur le plus proche, parce que je crois à chaque fois que je vais reussir à reflechir, comprendre et savoir quoi faire, mais ça fait des semaines et c'est de plus en plus brouillé. Là dedant je m'en veux d'être liberée de tout quand tu es là et de n'attendre que ça quand meme au fond, de réussir à attendre en faisant tout ça à me torturer pendant des journées de 17 ou 18 heures sans que rien ne bouge, rien, rien, rien ne bouge à part l'envie grandissante que tu sois là et que tout devienne simple alors que rien ne l'est. Ca m'énerve, d'un seul coup je pleure parce que plus moi j'avance et plus je suis loin de ceux que j'aime, t'es pas là et tout fout le camp, et puis j'sais pas si c'est parce que je vais mieux que je sens les autres aller plus mal de jour en jour et que je les nargue et que c'est ma faute. Avant t'étais pas là mais pour de bon parce que j'imaginais pas de retour, je m'étais faite à l'idée, et je souffrais mais pourtant ça avait du sens quand meme de vivre parce que j'avais l'impression de vivre chaque instant comme il le fallait, et plus on donne de contenu à notre existence et plus on a à perdre et plus on est heureux, plus on perd la capacité de l'être et à offrir aux autres. J'ai l'impression de comprendre que moi, c'est devenu simple d'agir puisque c'est par obligation, ce que je ne fais pas me rend triste, ce que je ne sais pas faire me rend inutile et moche et la seule chose que je sache faire pendant ces journées c'est foutre des trucs sur un plateau et sourire à la chaine en étant polie et serviable avec ceux que j'ai le plus envie d'envoyer chier. J'arrive de moins en moins à garder en tete que c'est bien pour nous ou ne serait-ce que pour quelque chose, j'y crois de moins en moins, qu'est-ce qu'on gagne à etre reduits à agir pour du fric, à ne plus se voir et à réduire notre vie au matériel et à etre completement desarmé à ce qui est trop apparent pour croire encore à leur transparence? Rien que de l'hypocrisie je crois et de la superficialité aussi;
j'ai juste pas envie de vivre la suite d'aujourd'hui, ce sera encore pareil, vivement demain, minuit, une heure, toute la nuit, toute la journée et les trois jours qui feront avancer le temps.
je voudrais que l'amour n'ait rien à voir avec le bonheur, je voudrais aimer et me sentir vivante tout en etant sure d'avoir rien à perdre pour comprendre et ressentir encore comment on souffre comme jamais silencieusement, comment on fait pour apprécier des instants qui n'ont plus d'impact.
# Posté le dimanche 11 mai 2008 05:44

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# Posté le mardi 06 mai 2008 18:11

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Deux jours à tuer.

Oui je fais un article pour dire que je t'aime, tu verras. Ah ah.
Article très émouvant, plein de bons sentiments et de larmes, on ressent l'inspiration qui me vient de toi hun.
Bon je tape un trip toute seule ou presque mais bordel je m'en fous j'aime. Et donc à part ça je voudrais voir ce film.
# Posté le mardi 29 avril 2008 17:49

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Ouais bon une vidéo qui provient de la culture musicale de ma p'tite soeur, mais j'aime.
A part ça j'rien à dire, hmm... Nan que dalle.

# Posté le samedi 19 avril 2008 21:07

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Il est elle. Elle est elle, et lui, et elle, et elle. Elle est lui. Il aime les filles, elle aime les garçons, elle est un garçon, il est une fille, ils aiment, il s'aiment, ils n'aiment qu'eux. Je lis. Du dégoût, du dégoût, du dégoût, de l'espoir, du dégoût, du dégoût, du dégoût, de l'amour, du dégoût, du dégoût, du dégoût, du sexe.
Quand je regarde dehors, je vois des gens, des vies, des existences impersonnelles, du bruit, de l'agacement, du temps perdu. Perdu, perdu, perdu. Je ne comprends pas pourquoi moi je les regarde d'en haut, pourquoi j'attends moi, pourquoi je fais pas comme eux, pourquoi j'irai pas m'acheter des clopes en bas? Pourquoi hun? Pourquoi je marche dans la rue sans but moi? Pourquoi elle jette son papier par terre elle? Elle a pas compris que c'est pas bien? Si ça se trouve elle regarde jamais la télé, elle. Si ça se trouve elle se sent pas concernée. Si ça se trouve il suffit de ne pas allumer la télé pour ne pas se sentir concerné.
Je l'attends, et je me demande bien ce que j'attends de lui au fond.
Je me demande bien ce que j'attends du reste du monde en agissant comme je le fais. Ce qu'on attend tous, au-delà de l'amour, de l'amitié, du temps, du travail, ce n'est pas la reconnaissance? C'est possible d'agir en échange de rien? Je ne crois plus. Pourtant, qu'est-ce qu'on peut attendre en échange? Qu'est-ce qu'on peut attendre en échange? On cherche tous une conscience, un truc qui marche, un sentiment, et on ère comme ça, en attendant des bouts de sentiments, et quand on ressent on ne bouge plus, on reste comme ça, et on se prend tous ces sentiments en pleine gueule en se demandant pourquoi nous et pas quelqu'un d'autre? Et est-ce que c'est bien? C'est pas ça être égoïste? Etre heureux? Je suis heureuse. J'attends quoi maintenant? Je fais quoi? Je voudrais faire comme avant mais c'est fini avant, maintenant c'est maintenant. Pourquoi on croit qu'on change alors qu'on est juste heureux de vivre? Pourquoi j'écris ça alors qu'au fond je m'en fous? Pourquoi ça m'énerve ce matin? Pourquoi j'ai envie de sauter par la fenêtre pour toucher l'air. Je vais surtout toucher le trottoire. Y'a toujours des conséquences de merde.
J'men fous, de savoir pourquoi on aime et comment on fait pour ne pas aimer. J'vois pas l'intérêt de savoir, je vois pas l'intérêt. Nous sommes tous des incapables, incapables de détester en silence. L'amour et toutes les ruptures conséquentes. C'est à croire qu'il n'y a plus que ça comme objet de satisfaction. D'ailleurs c'est le seul sujet de conversation possible à les lire, les écouter. On se dédouble, on attend, et on est dégoutés parce qu'il ne se passe rien quand on attend. C'est la faute à qui ça? Et ça cherche, et ça devient un but dans la vie, se regarder dans tout ce qui nous reflète, les photos, les miroirs, la télé, les autres. Sans jamais s'apercevoir.

# Posté le samedi 12 avril 2008 04:22
Modifié le samedi 12 avril 2008 06:38

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